Le sale gosse a réitéré ses expériences de teinturier, cet après-midi. Que voulez-vous, les fioles magiques de Florence
sont bien trop attirantes pour parvenir à les ranger si vite surtout après le désastre l'agréable surprise de ce matin. Faudrait surtout
pas abandonner en si bon chemin
.
Un chtit coup d'oeil dans ma casserole à spaghettis ?
Oh, excusez-moi, j'avais oublié de vous demander d'enfiler vos lunettes de soleil. En fait, c'est tout de même moins flashy en réalité (heureusement). En pratique, j'ai obtenu un très joli (enfin, selon mes goûts) vert soutenu, tout à fait la couleur de la jeune prairie qui pousse au printemps. un vert avec du jaune chaud, juste ce qu'il faut pour évoquer ce satané printemps qui m'appelle tant.
La recette est simple : j'ai pris un écheveau de 100 % mérinos (merci Florence) environ 360 mètres aux 100 grammes, je l'ai d'abord mouillé dans de l'eau froide additionnée d'un peu de vinaigre.
Dans la casserole (la plus grande à ma disposition), j'ai placé de l'eau froide en grande quantité, j'y ai ajouté environ 10 cl de vinaigre d'alcool, 1ml de colorant alimentaire bleu brillant, 2 ml de colorant alimentaire jaune d'or (colorants achetés aux Laines du Mouchon, très économiques). J'ai mélangé le tout, et y ai plongé mon écheveau.
Sans "touiller" trop énergiquement, j'ai mis à chauffer très lentement, avec un diffuseur sous mon bec à gaz, en veillant que la soupe au cerfeuil ne bouille jamais, et j'ai éteint le feu dès que j'ai constaté qu'il n'y avait plus guère de colorant dans l'eau.
J'ai laissé refroidir la casserole et une fois l'ensemble bien tiède, j'ai sorti l'écheveau, l'ai pressé délicatement, et l'ai mis à sécher dans ma cabine douche ...
Maintenant, que vais en faire, c'est une autre histoire, mais comptez sur moi pour ne certainement pas manquer d'idées. Et si, au prochain écheveau, j'essayais un dégradé ? Pour faire ... une étole à fleurs japonaise ? un gilet à rayures ?





