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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 20:17

Ce samedi 24 août, par une journée d'une pluie sans fin, la Mère Monique a perdu son malade, son râleur, son mari, celui qui m'a élevée comme si j'étais sa fille, diminué par la maladie depuis plusieurs années, celui que nous appelions entre nous "le grand schtroumpf râleur".

Il était atteint de BPCO (broncho-pneumopathie chronique obstructive) depuis deux ans, avait échappé de justesse à une détresse respiratoire aigüe en février 2011, mais dans quel état ... avait perdu la vue peu après, la locomotion, l'appétit ...et a passé le plus clair de sa dernière année d'existence de séjour hospitalier en séjour hospitalier, ne revenant qu'épisodiquement à la maison.

Comme bien des hommes, il cachait sa détresse et son angoisse derrière une rage et une aigreur sans limites, dont la Mère Monique faisait la plupart du temps les frais.

Heureusement pour elle, elle tient plus du jonc qui plie mais ne rompt point. Sourire, la force se cache bien souvent derrière des apparences bien frêles.

Malgré cette horrible méchanceté qui l'habitait, et même si nous, sa famille, ses voisins, nous n'acceptions pas son comportement envers son épouse, nous pouvions comprendre l'immensité de son désespoir. Et parvenir à nous souvenir des bons moments passés ensemble plutôt que des mauvais. (et ce n'était pas toujours facile à réaliser ! )

Il nous semblait à tous bien terrible et bien injuste que sa constitution qu'il qualifiait lui-même à juste titre de "force de la nature" l'empêchât de mourir, comme le prévoyaient statistiques et corps médical ...

Heureusement, Dame Nature a fini par accomplir son oeuvre et l'a rappelé à elle, mettant fin à son trop long calvaire. Nous avons pu lui dire adieu, et avons été assurés que tout était mis en oeuvre par l'équipe de soins palliatifs pour qu'il puisse s'éteindre sans souffrance, de la manière la plus paisible que la science permette actuellement.

Une nouvelle existence s'ouvre dorénavant à la Mère Monique. Elle va pouvoir se reposer, prendre enfin soin de sa santé, vivre en paix et profiter des petits bonheurs de l'existence au jour le jour à son rythme et comme elle l'entendra.

Et ce jour, aux funérailles, j'ai mentalement chantonné cette chanson du grand Jacques (Brel) que le défunt aimait tant.

Comme elle reflète bien ce qu'il pensait, ce qu'il souhaitait, je ne résiste pas à vous en livrer les paroles :

Chanson du moribond.

Adieu l´Émile je t´aimais bien
Adieu l´Émile je t´aimais bien, tu sais
On a chanté les mêmes vins
On a chanté les mêmes filles
On a chanté les mêmes chagrins
Adieu l´Émile je vais mourir
C´est dur de mourir au printemps, tu sais
Mais j´pars aux fleurs la paix dans l´âme
Car vu qu´t´es bon comme du pain blanc
Je sais qu´tu prendras soin d´ma femme
J´veux qu´on rie
J´veux qu´on danse
J´veux qu´on s´amuse comme des fous
J´veux qu´on rie
J´veux qu´on danse
Quand c´est qu´on m´mettra dans l´trou

Adieu Curé je t´aimais bien
Adieu Curé je t´aimais bien, tu sais
On n´était pas du même bord
On n´était pas du même chemin
Mais on cherchait le même port
Adieu Curé je vais mourir
C´est dur de mourir au printemps, tu sais
Mais j´pars aux fleurs la paix dans l´âme
Car vu que t´étais son confident
Je sais qu´tu prendras soin d´ma femme
J´veux qu´on rie
J´veux qu´on danse
J´veux qu´on s´amuse comme des fous
J´veux qu´on rie
J´veux qu´on danse
Quand c´est qu´on m´mettra dans l´trou

Adieu l´Antoine je t´aimais pas bien
Adieu l´Antoine je t´aimais pas bien, tu sais
J´en crève de crever aujourd´hui
Alors que toi tu es bien vivant
Et même plus solide que l´ennui
Adieu l´Antoine je vais mourir
C´est dur de mourir au printemps, tu sais
Mais j´pars aux fleurs la paix dans l´âme
Car vu que tu étais son amant
Je sais qu´tu prendras soin d´ma femme
J´veux qu´on rie
J´veux qu´on danse
J´veux qu´on s´amuse comme des fous
J´veux qu´on rie
J´veux qu´on danse
Quand c´est qu´on m´mettra dans l´trou

Adieu ma femme je t´aimais bien
Adieu ma femme je t´aimais bien, tu sais
Mais je prends l´train pour le bon Dieu
Je prends le train qui est avant l´tien
Mais on prend tous le train qu´on peut
Adieu ma femme, je vais mourir
C´est dur de mourir au printemps, tu sais
Mais j´pars aux fleurs les yeux fermés, ma femme
Car vu qu´j´les ai fermés souvent
Je sais qu´tu prendras soin d´mon âme
J´veux qu´on rie
J´veux qu´on danse
J´veux qu´on s´amuse comme des fous
J´veux qu´on rie
J´veux qu´on danse
Quand c´est qu´on m´mettra dans l´trou

octobre 2010 - La Mère Monique et le Grand Schtroumpf à mon mariage

octobre 2010 - La Mère Monique et le Grand Schtroumpf à mon mariage

Une fois n'est pas coutume, il y a eu peu de larmes, beaucoup de joie, de paix, d'amitié, de partage, d'échanges de souvenirs, de sourires et de rires, à ses funérailles, ce jour.

Et je suis sûre qu'il en a été très heureux, perché là-haut.

Tchin tchin, à ta santé, Alex, nous levons notre verre de pastis en ta mémoire !

PS : avis à tous les gros fumeurs : le calvaire qu'a subi mon beau-père guette des millions de fumeurs. A l'époque où l'espérance de vie était nettement plus courte que maintenant, personne n'avait conscience des dégâts causés par la cigarette, vu toutes les autres causes de mortalité. Mais voilà, il faut se rendre à l'évidence, bien plus que les cancers du poumon et de la gorge, la BPCO est un gigantesque fléau en marche, bien pire que le sida, qui ne s'éteindra que des décennies après que la cigarette sera éradiquée de nos cultures. Imaginez que chacune de vos inspirations soit difficile même en étant relié en permanence à un extracteur d'oxygène et vous aurez une pâle idée de ce qui risque de vous attendre au tournant... un fumeur averti en vaut deux.

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15 août 2013 4 15 /08 /août /2013 22:10

De mes premiers essais (fort maladroits) de filage sont sortis trois écheveaux. J'en ai teint deux, et laissé le troisième couleur nature. Comme je n'avais pas envie de les conserver à titre de "souvenir", pour me rappeler combien furent pénibles mes premiers coups de pédale, j'ai choisi de les tricoter.

En quoi ? bah, en n'importe quoi. Juste les tricoter ensemble pour voir ce que ça donne.

Filage - premier ouvrage terminé
Filage - premier ouvrage terminé
Filage - premier ouvrage terminé

On voit bien sur les photos qui précèdent, que le début (rayé écru et orange) est nettement plus grossier que la fin rayée écru et vert anis. C'est à ça que je vois mon amélioration. Même si le tout reste vraiment très irrégulier, je suis arrivée à la fin de ma pelote écrue, à "fabriquer" du fil plus fin.

Filage - premier ouvrage terminé
Filage - premier ouvrage terminé

Ca, c'était avant lavage.

Après lavage, j'ai obtenu un ouvrage nettement plus souple et plus doux, heureusement.

Il en résulte une espèce de pièce qui devrait être rectangulaire mais qui s'en va en biais, un peu courte pour faire une écharpe, juste bonne, si je rattache le tout en un tube, à servir de col d'hiver.

Filage - premier ouvrage terminé
Filage - premier ouvrage terminé

Je me suis inscrite sur un forum de fileuses, mais j'ai pas encore trouvé le moyen de poster un commentaire ni de demander de l'aide, zut pas de chance.

Mais en m'y promenant, j'ai lu que si mon tricot part si fort en biais, c'est 1) parce que j'utilise un fil célibataire au lieu d'un retors (2 ply voire plus) et 2) parce que mon célibataire est trop tordu.

Bon, ok, moi je veux bien mais si au filage je retors moins mon fil, il devient plus fragile. Et comme je n'arrive pas encore à filer du fil d'araignée (ben quoi ???? Vous croyez sans doute pas que Rome a surgi de terre en un jour ?! non mais ...), il n'entre pas dans mes intentions de retordre ma maigrichonne production pour en obtenir du fil que je serai obligée de tricoter avec des aiguilles grosses comme des poteaux électriques.

Un peu plus loin, j'ai lu que je devais "claquer mon célibataire" pour éviter ce genre de tracas. Mais je ne suis jusqu'à présent pas parvenue à trouver ce que ça voulait dire au juste, de quelle manoeuvre technique il s'agit.

Si l'une d'entre vous a une piste, je suis preneuse.

Autre tracas pratique. Toujours dans les forums sur le net, j'ai vu comment procéder pour retordre le fil. En pratique, il faut filer deux bobines, les placer sur des tiges, dans un socle qu'on peut fabriquer "maison" si on ne veut pas se ruiner en matériel, mettre ce socle par terre, prendre les deux fils ensemble et les faire repasser à grands coups de pédale sur une bobine vide placée sur le rouet. Fastoche ! Ben oui ... sauf que mon rouet d'une marque absolument indéterminée n'a qu'une et une seule bobine ... va falloir trouver autre chose, ma vieille. Il me reste la solution "maison" préconisée par Godelieve, à savoir placer ma laine sur mon écheveaudoir, et par un ingénieux système de suspension à placer quelque part dans la maison pas trop loin, y faire passer le début et la fin de l'écheveau, noués ensemble, et les laisser naturellement se tordre ensemble.

Entretemps, j'ai filé deux autres écheveaux, qui "crollent" eux aussi horriblement, même s'ils sont déjà nettement plus réguliers et plus fins que les premiers.

Filage - premier ouvrage terminé
Filage - premier ouvrage terminé

Faut absolument que je trouve ce que ça veut dire "claquer son célibataire" !

Et si je faisais appel à l'équipe ? Qui d'entre vous a une idée ?

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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 17:12

A force de me promener sur la blogosphère, j'ai rapidement bavé devant les laines "faites maison" que certaines d'entre vous produisent.

L'étape la plus facile était pour moi la teinture à base de colorants alimentaires, très très fun, et que j'apprécie beaucoup.

Ensuite, j'ai eu envie de "plus". Envie de produire quelque chose directement d'une toison que j'aurais récoltée.

Un peu fou comme challenge, alors qu'il existe de si belles pelotes dans le commerce, et que la laine filée main n'aura jamais autant de régularité, même avec plusieurs années d'entraînement.

En fait, c'est surtout venu dans l' idée de retour vers le passé, de de repli , d'introspection, d'écono-écologie durable ... d'un autre mode de vie, nettement plus slow, quoi.

Je vous avais déjà montré la laine dont Yvon m'avait aimablement fait cadeau, ainsi que le résultat une fois lavé.

Ce jour, je vous présente mon rouet, racheté d'un Monsieur qui fut un authentique éleveur de moutons - fileur de sa propre production, mais qui a maintenant tout arrêté :

Filage : que la grande aventure commence !
Filage : que la grande aventure commence !

C'est un rouet parfaitement contemporain, qui doit avoir entre vingt et trente ans tout au plus. A part un bout de courroie, rien n'a dû être remplacé. Il tourne bien.

A titre technique, c'est un simple entraînement tension irlandaise (je pense), à savoir le plus courant des rouets basiques.

Il ne restait plus qu'à ....

Mais entre ce qu'on voit sur les blogs et les forums, et ce que j'ai tenté de faire, il y a un sérieux fossé, et c'est rien de le dire.

Je me suis rendue chez Godelieve Boulert, rencontrée ce début de printemps à Namur, lors d'un salon traitant de la récupération. Autodidacte, elle traite la toison de ses propres moutons, ainsi que des toisons qu'elle récupère à gauche et à droite, et les file avec pas mal d'allure, faut bien le reconnaître.

Et comme son crédo est de faire partager ses trucs et astuces, elle "donne cours" à ceux et celles que le sujet intéresse, et aide même aux réparations des rouets abîmés.

J'y suis allée mercredi dernier, pour une petite journée, qui selon elle, devait largement suffire à nous lancer. Hum ! J'étais sceptique et j'avais bien raison de l'être.

Je me suis entraînée, esquintée plusieurs heures d'affilée sans rien tirer de ma machine, pas même cinquante centimètres de fil, dépit total. Je vous laisse imaginer le regard foudroyant que j'ai lancé à Délicieux Mari, lorsque de retour à la maison, il a osé me demander "et où se trouve tout ce que tu as fabriqué ??" Mais je n'ai rien fabriqué, mon amour .. je n'y suis pas parvenue !!!!!!

En fait, c'est bien plus complexe que ce que font croire les merveilleuses vidéos de fileuses expertes sur youtube.

C'est un peu comparable à apprendre à conduire une voiture avec des vitesses, il faut parvenir à gérer plusieurs choses à la fois en dégageant son esprit des choses inutiles en temps voulu. Pas gagné ...

En pratique, vous devez savoir que la pédale actionne un bras, lequel fait tourner une roue, laquelle au moyen d'une courroie, entraîne une bobine et un épinglier. Ce dernier élément sert à "tordre" votre fil.

Vous devez d'abord apprendre à lancer la roue et à toujours la faire tourner dans le même sens (peu importe lequel, on s'en fiche), car à chaque interruption de votre travail, par exemple pour réalimenter le fil en cours par une nouvelle mèche de laine, il vous faudra (du moins au début) arrêter le rouet, préparer votre matière et relancer le tout DANS LE MEME SENS.

Oooh, à vide, pas de problème, ça fonctionnait fort bien. C'est une fois qu'on amorce avec du fil puis de la laine que ça se corse. Il FAUT que l'épinglier tourne, or, au début, je n'y arrivais pas, et donc, aucun fil ne se formait. En fait, il faut surtout parvenir à ne plus regarder la bobine et l'épinglier qui tournent, pour se concentrer mentalement sur son coup de pédale, et préférer porter son regard sur les fibres de laine aspirées par le fil d'amorce, qui se transforment en un "fil" provenant de l'espèce de barbapapa mousseuse que vous avez sur les genoux, et dont vous êtes supposés extraire la quantité souhaitée pour alimenter le rouet avec régularité. Hum ...

J'avoue ici mon découragement, surtout lorsque Godelieve, très souriante, nous as assuré à toutes qu'il n'était plus nécessaire de revenir, car elle nous avait tout dit et tout montré, que le reste n'était qu'une question de patience et d'entrainement.

Comprenez ma détresse, moi qui ne suis pas une gourde avec mes mains, j'étais la seule à ne pas y être parvenue, des trois stagiaires accueillies ce jour-là ! Pfff

D'emblée, Délicieux Mari m'a demandé où il y avait lieu de jeter mes stocks de toison de mouton. Rires, sympa quand même, celui-là ! J'ai bondi "noooon ! pas touchhhhh!".

Penser que j'allais renoncer, c'était vraiment très mal me connaître, là.

Hier, me sentant bien disposée, j'ai posé le rouet dans la pelouse et me suis entraînée, et au bout d'une heure grand maximum, le miracle avait eu lieu, mon pied avait correctement "senti" le mouvement à donner à la pédale, et j'étais lancée.

Ce fut laborieux, il m'a fallu souvent arrêter, relancer la machine, réparer mon ouvrage cassé, réalimenter tout le bazard en laine .... mais à la fin de l'après-midi, j'avais exactement filé un écheveau de 39 grammes d'un fil horriblement irrégulier, variant par endroits entre la laine mèche et la laine "dentelle" à d'autres ....

C'est moche, je sais, mais j'en suis vraiment très fière.

Merci à toutes mes connaissances de ne pas s'être fichues de mon projet fou. Merci à la personne qui m'a transmis son rouet, à Yvon pour la précieuse toison de ses moutons, à Francine et Nadine, mes collègues de stage qui n'ont jamais cessé de m'encourager, et enfin à Godelieve pour ses précieux conseils.

Filage : que la grande aventure commence !
Filage : que la grande aventure commence ! Filage : que la grande aventure commence !

J'ai remis ça aujourd'hui, et - comme quoi, c'est bien exact que c'est en forgeant qu'on devient forgeron - le résultat est déjà un tout petit peu moins moche qu'hier, sourire.

J'ai compté, j'ai obtenu cette fois un echeveau d'environ 34 mètres, pesant exactement 46 grammes. Youpie !

Filage : que la grande aventure commence !
Filage : que la grande aventure commence !

pardon ? Qu'est-ce que je vais en faire ? Je ne sais pas encore vraiment, mais ce qui est certain, c'est que je ne laisserai pas mes premiers essais en écheveaux "souvenirs" dans un tiroir sous prétexte qu'ils semblent moches.

Suite au prochain épisode !

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 21:13

du départ en vacances ? Mais non, pas pour moi. Moi, mes vacances, elles sont idéales si possible au jardin et au soleil, et je suis donc ultra gâtée ce mois-ci.

Par contre, ma collègue Cécile part bientôt avec ses filles, rejoindre la mer, quelque part en France. Et comme il me restait un coupon de tissu acheté expressément pour les filles, ce printemps, j'ai eu envie de leur fabriquer quelque chose de sympa en vitesse.

Seul hic, entre l'idée qui a germé mardi et mon dernier jour avant son départ ce jeudi, il ne restait que ...hier mercredi.

Bref, pour faire court, j'ai fabriqué pour Adeline une robe à bretelles à nouer, pourvue de smocks élastiques, large, confortable, légère.

Couture expresse à la veille du départ

Je savais qu'Ophélie la Brindille rêvait d'une robe près du corps, longue comme elle ... j'aurais voulu lui fabriquer un corsage long entièrement smocké, sur une jupe de largeur très moyenne mais la technique en a jugé autrement ! le fil élastique que j'avais en stock s'est avéré de fort mauvaise qualité, et a cassé en de nombreux endroits lorsque j'ai étiré la pièce de tissus smockée pour l'élargir à bonne dimension. Et comme je suis sans voiture le mercredi .. ben .. il a bien fallu tirer son plan !

Du coup, j'ai perdu pas mal de temps à enlever les rangées de smocks cassés, avec mon petit découvite, et j'ai préféré ne pas les remplacer. Donc, le corsage n'est pas aussi près du corps que je l'aurais voulu, tant pis. La robe se noue derrière la nuque, par deux liens en tissu contrastant.

Couture expresse à la veille du départ

Il m'est ensuite venu l'idée de convertir Cécile au charme des robes légères. J'avais en stock une jolie pièce d'un adorable coton bleu à petites fleurs soulignées d'or, dans laquelle je l'ai immédiatement imaginée. Mais voilà, que faire comme modèle pour une jeune femme grande très mince, qui généralement porte des vêtements près du corps, alors que je n'ai aucune possibilité d'essayage et que je veux à tout prix éviter la pose de tirettes ?

Eh bien ... j'ai choisi un corsage à coutures princesse, orné de bretelles larges froncées à la base, duquel part une jupe à petits plis devant, froncée derrière, qui se raccorde à un pan rectangulaire smocké pour le dos.

Attention, les photos ne rendent hommage ni à ma jolie collègue,ni à sa belle robe, car à la guerre comme à la guerre, l'essayage s'est fait, ce jour au bureau, par dessus le reste de ses vêtements.

Couture expresse à la veille du départ
Couture expresse à la veille du départ
Couture expresse à la veille du départ
Couture expresse à la veille du départ
Couture expresse à la veille du départ

Je suis archi contente du résultat, la robe est romantique à souhaits, agréable au toucher, sa couleur sied fort bien à sa nouvelle propriétaire, laquelle a eu l'air positivement ravie !

Bonnes vacances, Cécile ! Reviens-nous vite en pleine forme, et toute hâlée dans ta robe aux couleurs de tes yeux !

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 10:24

Et à propos de revoir, moi, je suis incorrigible ! Pour ce qui est des châles en crochet dentelle, je suis bien obligée de me conformer au diagramme. J'imagine bien que pour le tricot dentelle, ce sera la même chose.

Mais dès que j'ai affaire à un point basique qui laisse s'envoler l'imagination, que ce soit en crochet ou en tricot, la bride est lachée, l'ouvrage termine rarement comme il aurait dû.

La preuve : les "tante Gertrude" au point mousse sont déjà, pour mes premiers châles, des détournements du modèle d'origine.

Pour celui-ci, j'ai récidivé.

Pourtant, ça avait bien commencé. Enfin, non, ça avait très mal commencé. Voulant changer de modèle et continuer ma remise en forme en matière de tricot en perfectionnant mes mouvements de mains au jersey, j'ai voulu me lancer comme une grande dans un châle triangulaire, sans modèle particulier. Au fait, il n' y a pas vraiment besoin de modèle, vous faites une augmentation '"jour" en bordure de châle, deux augmentations centrales, une augmentation en fin de rang et le tour est joué. Sur ce point, nous sommes bien d'accord, aucune difficulté particulière.

Sauf que très vite je me suis ennuyée et j'ai voulu varier un peu les plaisirs d'une manière qui s'est avérée plus que très moche.

Tout d'abord, comme je tâtonnais beaucoup en matière de technique, mon jersey s'étant avéré "torse", c'était très moche. RAjoutez à ça le fil choisi pour faire effet chiné, qui faisait surtout "effet archi moche" et au bout de quelques heures de tricot déjà bien avancé, j'ai vraiment eu trop envie de détricoter ma serpilière immonde dont je ne vous montrerai aucune photo. Non, j'ai dit non, pas la peine d'insister.

Pas découragée pour autant, j'ai remis l'ouvrage sur les aiguilles et ai acquis le modèle pour débutantes fatiguées recommandé à raison par Mamzelle Flo. Voir ci-après si vous voulez le zieuter et l'acquérir à votre tour.

J'ai pensé que ce serait plus simple de me contraindre à respecter un cadre de travail, histoire d'éviter d'avoir une mocheté à l'arrivée.

Evidemment, à un moment donné, je ne sais pas quelle mouche m'a piquée, mais j'ai volontairement délaissé les explications et ai suivi mon inspiration.

Donc, les rangs en point de baie, et au point mousse ne se trouvent pas nécessairement à l'endroit où ils devraient être, je les ai arrangés selon mon inspiration, parce que j'aimais ça.

De plus, la version "'normale " de ce châle" est un triangle des plus classiques, mais comme j'ai une certaine ampleur, que je ne suis pas une petite mince qui taille du 36 (rajoutez plutôt un 4 devant le 6), les triangles parfaits ne me conviennent pas fort. Donc, à un moment donné, j'ai fait deux augmentations à chaque début d'ouvrage de manière à donner un effet de pointes de côté plus évasées (heuu, vous me suivez, là ?), histoire de mieux couvrir mon anatomie sans pour autant devoir faire un châle qui serait plus long.

Idem pour la bordure de finition, j'avais envie de picots, faut pas chercher, les envies des femmes, c'est ainsi, ça ne se contrôle pas.

J'en ai trouvé les explications très claires chez Barjolaine, que je remercie au passage.

Green Berries - modèle de base édité par Mamzelle Flo sur Ravelry
Green Berries - modèle de base édité par Mamzelle Flo sur Ravelry
Green Berries - modèle de base édité par Mamzelle Flo sur Ravelry
Green Berries - modèle de base édité par Mamzelle Flo sur Ravelry

Green Berries - modèle de base édité par Mamzelle Flo sur Ravelry

J'avais envie de fantaisie, ce sont aussi des choses qu'on ne commande pas.

Et à chaque picot, j'ai cousu une petite perlouserie, 3 rocailles, 1 petit coeur turquoise irisé, 1 rocaille. On noue solidement, on coupe et on recommence au picot suivant.

Je ne vous dis pas le nombre d'heures pour coudre ces petites cochonneries ! mais au final, je suis très très contente du résultat.

Green Berries shawl revu et corrigé
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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 16:16

Cette fois, c'est de la toison des moutons de nos campagnes dont je vous cause.

Après avoir pu racheter un rouet, je me suis mise en quête de récolter de la laine. Pas gagné, car aucun mouton dans mon voisinage ni chez mes connaissances.

Et pourtant, de fil en aiguille, à force d'en parler tous azimuts, par le bouche à oreille, tant à mes connaissances qu'à la famille, j'ai fini par éveiller l'intérêt de ma soeurette. Elle est parvenue à m'en dégotter cinq gros sacs !!!

Encore et toujours de la laine
Encore et toujours de la laine

Selon les renseignements du net, il me fallait d'abord effectuer un tri pour éliminer les herbes, brindilles, crottes et parties feutrées.

Ensuite, il fallait faire tremper le tout, si possible dans de l'eau de pluie additionnée d'un peu de détergent (cela enlève une grosse partie du suint de la toison, la rendant moins grasse à la manipulation)., rincer, laisser égoutter surtout sans trop manipuler, donc ne pas tordre, presser, essorer.

Inutile de vous dire qu'avec la météo que nous connaissons, le contenu du premier sac trié lavé n'est pas encore sec ! On passera aux autres sacs par la suite.

Encore et toujours de la laineEncore et toujours de la laine
Encore et toujours de la laineEncore et toujours de la laine

J'ai été émerveillée par le résultat ...mais je suis bien consciente que de mes nuages blanc-crème qui sentent "bon" le mouton, au pull sur mon dos, il y a encore énormément de patience à avoir et de temps à consacrer.

Encore et toujours de la laine

Pour que la laine soit filable, il faut d'abord que je la carde, ou si mes cardes à main (gracieusement offertes avec le rouet racheté d'occasion) s'avèrent trop lourdes à manipuler, que je brosse la laine, touffe après touffe, avec une brosse pour chien, pour aligner les fibres dans le même sens.

Et c'est seulement lorsque j'aurai brossé un bon tas de laine, que je pourrai seulement envisager de la filer.

Et là, croyez-moi, c'est pas gagné. Godelieve Boulert a accepté de me donner cours, et pense qu'on est "sur les rails" en une demi-journée seulement, mais perso, j'en suis nettement moins persuadée.

Il ne me reste plus cette fois qu'à attendre les dates que me proposera Délicieux Mari pour conserver le véhicule indispensable au déplacement de tout le toutim (rouet, laine traitée et non traitée etc ... pas question de transporter tout ça en train). Et à confirmer le rendez-vous à Godelieve !

Suite au prochain épisode :-).

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 20:04

Tout est dans le titre. Il faut bien constater que notre printemps belge fut carrément merdique, à tel point qu'il n'y a que peu de temps que nous avons prudemment enlevé nos bottes, collants et pull à col roulé.

Donc, ces derniers mois, excepté pour la Mère Monique et pour les enfants, je n'ai guère eu d'envie de couture estivale en ce qui me concerne.

Or, voilà que d'un coup, le soleil apparaît, en copinage avec la pluie, nous enrobant d'une moiteur tropicale ! Evidemment, après une aussi forte frustration, ça vous donne de folles envies de tenues estivales, et bien que ma garde-robe en déborde, dans ces cas-là, on a envie de "quelque chose de neuf".

De passage hier à ma mercerie préférée, bien qu'admirative des belles étoffes présentées, je n'avais vraiment pas envie de faire des folies. Par contre, on y trouve toujours les fins de rouleau, soit des petits métrages vendus à tout petit prix. j'ai craqué pour un petit coupon d'un mètre à 5 euros, juste de quoi faire un petit brol, sans de fioritures.

C'est un coton imprimé rose -orangé sur fond blanc, froissé vertical.

Aussitôt rentrée, j'y ai coupé une robe plus ou moins droite, sans manches, avec encolure arrondie, et pinces poitrine.

Même plus assez de tissu pour fabriquer des parementures ni du biais assorti, et trop envie de choses ultra rapides.

Le tissu s'y prêtant particulièrement bien, j'ai opté pour un zig-zag très petit très serré pour les bords d'emmanchures, d'encolure et l'ourlet.

Couture sans prétention pour un soleil fugace

La robe me semblant un peu trop "basique" tout de même, j'ai resserré les bretelles par des anneaux en tissu rose rebrodé.

Et j'ai aussi confectionné un bandeau orné de fleurs "yo-yo" dont le centre est constitué de boutons en nacre.

Cette tenue ultra légère, facile à vivre, à laver, sans repassage, gaie de couleurs, me plaît beaucoup. Et puis ça donne bonne mine.

On aime ou on n'aime pas mon look de gros bonbon, je suis très réaliste quant à mon aspect dans cette tenue. Mais sincèrement, peu importe.

Le principal, c'est avant tout de s'aimer soi-même dans le miroir, quel que soit le regard d'autrui.

C'est ainsi que ce soir, la fée fruitella vous envoie un parfum "fraise", à moins que vous préfériez ceux à l'orange ?

Couture sans prétention pour un soleil fugace
Couture sans prétention pour un soleil fugace
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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 12:37

Oui, je suis comme un gosse ce matin.

Comme un gosse qui découvre Disneyland pour la première fois.

En bonne adepte des achats du producteur au consommateur, j'aime bien commander de la laine chez Ice Yarns, producteur en Turquie. Pour l'excellent rapport qualité prix. Pour le service de livraison extraordinaire. Parce que je n'ai jamais eu de mauvaises surprises ou de déceptions.

Mais aussi parce que, boulimique d'ouvrages comme je le suis, je serais malheureuse de devoir me contenter de trois ouvrages par an, faits avec de la laine "so chic" mais si chère. (NB j'utilise aussi les rachats en seconde main, ou les occases en solderie, mais ... bon ... le choix est plus que réduit).

Une autre bonne raison, c'est que cette usine produit pas mal de laine "fantaisie" et notamment multicolore (N'est-ce pas Casse Bonbec ?), et moi, j'adoooooooore ça, la laine multicolore !

Quand je compare pour des produits fort similaires, dans d'autres marques fort connues, le budget a plutôt tendance à tripler. C'est embêtant. Faut pas oublier aussi qu'entre la France et la Belgique, les frais de port sont carrément exhorbitants, et qu'en Belgique, il existe beaucoup moins de fournisseurs "on line" intéressants qu'en France. C'est vraiment plus que très embêtant.

Chaque mardi, Ice sort des "promotions" en tout genre. Je regarde souvent, mais très distraitement, car il y a tellement de fils et tellements d'offres de toute façon tout le temps que ... bah ... si ce n'est pas aujourd'hui, ce sera demain.

Et .. je ne sais pas pourquoi ... mardi, j'ai jeté un oeil sur leurs bonnes occases du moment. Il y avait notamment des "paniers mix". C'est à dire que selon ce que vous choisissez, vous achetez par exemple un lot de "fils genre alpaga" ou "genre customisation" (etc etc etc) dans lequel vous recevez 18 pelotes de 100 grammes mais de plusieurs coloris.

Il faut savoir que le seul inconvénient de ce fournisseur étant de ne livrer QUE par 400 grammes de qualité et coloris identiques ou QUE par 10 pelotes identiques de 30 grammes (selon le type de fil), il n'est pas possible, pour les adeptes des ouvrages variés et colorés, d'acheter une pelote de ceci, une pelote de cela. Et on se retrouve vite avec des stocks carrément astronomiques de laine.

Alors que souvent, dans les "paniers", on voit plutôt des fils très très fantaisies, mon oeil a été attiré par deux "paniers", de laines multicolores, dans des coloris très variés. Deux pelotes de bleu, trois pelotes de rose, une pelote de jaune, trois pelotes de super multicolore etc etc ...le pied, quoi.

J'ai crié à l'exagération, voire même à l'addiction et ce jour-là, je n'ai rien commandé. Sans regret. Parce que je déborde de laines.

Mais ... le lendemain matin ... j'ouvre l'ordi, vais sur le site, et ô merveille des merveilles, alors que bien souvent, chaque "panier" n'est offert à la vente qu'en très très petite quantité, pour le monde entier, les deux paniers que je lorgnais n'étaient pas encore épuisés, il restait un exemplaire de chaque. Ni une ni deux, je saisis la calculette. Cela veut dire qu'au final, mes 50 grammes de laine me coûtent 1 € ...avouez que pour une accro de la laine, c'est assez tentant. C'est encore plus intéressant que leurs prix habituels. Il s'agit soit de fin de séries, de fin de teintures, de coloris non renouvelés, de pelotes pas toujours bien bobinées ... donc pour ces gravissimes inconvénients, les pelotes sont offertes en "paniers" à très bas prix.

Du coup, j'ai pensé qu'entre courir les soldes de vêtements (chose parfaitement inutile car j'ai une immense garde-robe remplie de très jolies choses à mon goût, et une immense lingère remplie de tissus merveilleux) et m'offrir de la matière à créativité à long terme, il n'y avait pas photo. Et j'ai commandé. Pan !

Ding dong ! la sonnette vient de retentir et à ma grande surprise, c'est déjà le colis Ice qui est à ma porte (en passant, je salue le service de transport DHL toujours aussi épatant) !

Je me suis empressée de déballer. C'est pour ça que je suis comme un gosse, qui chipote d'une pelote à l'autre, avec mille idées dans la tête !

Allez, vous avez bien mérité quelques photos de ma dernière sottise, pas vrai ?

Comme un enfant à Disneyland ...Comme un enfant à Disneyland ...
Comme un enfant à Disneyland ...Comme un enfant à Disneyland ...Comme un enfant à Disneyland ...
Comme un enfant à Disneyland ...Comme un enfant à Disneyland ...

Après avoir tout bien zieuté, vous, ça vous inspire quoi, toutes ces pelotes ?

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 10:39

Emmanuelle, auteur du blog "ma petite pause", m'a taggée, et elle a bien fait.

Ca me change les idées, et ça me permet de faire autre chose que de pleurer ce jour en attendant que le vétérinaire passe euthanasier notre vieux chien en fin de vie (je ne voudrais pas vous montrer ma binette, aux yeux rougis et gonflés).

C'est avec plaisir de que je réponds ci-dessous à ses questions, mais j'avoue n'avoir pas le courage de faire suivre le jeu ...

1. A quoi correspond le nom de ton blog ?

Feedautomne ? je suis la fée de l’automne d’un homme et puis j’aime les couleurs de l’automne.

2. Si tu étais un créateur ou une créatrice en tricot ou crochet, tu serais ?

je ne sais pas …J’adore l’univers de Kaffe Fasset, j’admire beaucoup son travail.

Si c’était en couture, j’aurais aimé avoir la créativité de Cathy Jennet (Auréole).

3. Quel fil voudrais-tu un jour sur tes aiguilles ?

Il y en a tellement ! des très fins, des très doux, des très poilus, des très colorés ...

4. Si tu avais tous les dons nécessaires, le modèle sur tes aiguilles ou ton crochet serait ?

à coup sûr un merveilleux châle en dentelle estonienne ou irlandaise, dans un fil arachnéen.

5. Si tu devais conseiller un livre à avoir dans sa bibliothèque ce serait ?

« Ne vous noyez pas dans un verre d’eau », ce serait le livre le plus utile. Bien que n’importe quel roman psychologique de Jacqueline Harpman peut s’avérer instructif.

6. Quel est ton plus gros ratage cuisine ?

Oooh je laisse régulièrement brûler des tas de choses, la liste est trop longue pour que je vous l’énumère.

7. Plus jeune tu disais "jamais, jamais, je ne ..." et pourtant tu l'as fait, qu'est-ce que c'est ? Plein de choses pour lesquelles j’ai dit « jamais », mais c’est resté « jamais » !

En matière d’ouvrages, j’ai dit souvent, en voyant ma maman faire du point compté, « jamais je ne serai capable de faire ça », et pourtant j’en ai réalisé sans trop de peine.

8. Ton prochain objectif personnel ?

Améliorer ma technique de tricot pour parvenir à faire de beaux châles en dentelle (c’est mon Graal à moi)

9. Chien ou chat ? Chien sans hésitation.

10. Quelle couleur ne fera jamais partie de ta garde-robe ?

Sans doute aucune. J’ai beau réfléchir, rien ne me fait horreur. Sauf peut-être vert caca d’oie ? Et encore, bien associé, même cette couleur peut s’avérer très belle.

11. Si je dis vacances, qu'est-ce qui te vient en premier en tête ?

Mon jardin au soleil. Si possible ne pas devoir se prendre la tête en subissant des embouteillages, du stress au volant ou la peur de rater train ou avion.

Si la téléportation existait, alors, j’opterais pour la côte bretonne pour y aller le plus souvent possible.

Sur ce, je retourne à mon introspection canine, et à mes considérations sur la fin de vie et l'affection.

Très bonne journée à toutes !

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 16:08

J'ai un cruel souvenir de la plasticine de mon enfance. J'adorais jouer avec cette crasse, mais faut bien avouer que pour de la crasse, c'en était une fameuse ! Ce produit collait aux doigts, au support, aux meubles, aux vêtements, aux cheveux, une vraie cata.

De plus, ça ne se mélangeait pas très facilement, c'était assez dur (à moins d'avoir les mains vraiment bien chaudes), et ça PUAIT ...

Le pied en matière de bricolage, quoi.

La Mère Monique et moi, nous avons ensuite essayé la pâte à sel. Fun, certes. Mais il faut cuire. Puis ça casse, et ça ne supporte absolument pas l'humidité.

Dernièrement en discutant avec mes collègues, l'une d'entre elles me vante les mérites d'un produit récemment arrivé sur le marché, qu'elle a offert à ses filles à l'époque de St-Nicolas.

"Patarev" ça s'appelle, me dit-elle. "Mes filles ont adoré, la texture est géniale, vraiment c'est un super produit'.

Du coup, ça m'a donné envie d'essayer.

J'ai commandé le "maxi coffret", comprenez le plus avantageux, celui qui comprend 8 pots de 30 grammes.

Et cet après-midi, j'ai joué un peu.

Je confirme que les couleurs sont très facilement miscibles entre elles, que ça ne colle pas, que c'est très léger, complètement inodore, que ça ne tache pas, que ça se manipule aisément.

Donc, un EXCELLENT produit.

J'ai coupé une rondelle d'un bouchon de faux liège, pour y planter le batonnet de manucure qui me sert de "fermeture pour châle" la plupart du temps., puis je l'ai garni d'un centre jaune, de pétales rouges, de sépales bruns. Zou, un peu de vernis à ongles avec des paillettes, et le tour est joué.

Reste à voir si rien ne va se décoller, auquel cas, j'appliquerai une pointe de colle à prise rapide aux endroits stratégiques.

Je vous donnerai le verdict final d'ici quelques jours.

Patarev ou le rêve pour les grands aussi
Patarev ou le rêve pour les grands aussi
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