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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 12:54

Chaque année ou presque, on trouve sur le marché des tas de gadgets supposés solliciter notre créativité et aider à la mettre en oeuvre. Dans tous les domaines, parfois très bon marché (hum, c'est plutôt rare), jusqu'au vraiment très très cher (je pense ici notamment à ces machines à coudre spéciales pour broder).

Avant de craquer sur tout et n'importe quoi, il m'arrive de "baver" avec envie de certains de ces gadgets, mais pas persuadée de leur utilité, ou bien les jugeant trop coûteux, je remise l'idée à plus tard. En me disant que soit, l'idée me passe et donc je n'en avais pas besoin, soit l'idée ne me passe pas et j'attends que la nouveauté ait perdu son attrait et que son prix baisse... ce qui arrive parfois ... ou parfois pas.

Et j'imagine bien qu'en personnes raisonnables, vous agissez de même, le plus souvent

Parfois aussi, il m'arrive de "craquer" sur un chose sans attendre, comme sur le zoom loom, qui permet de fabriquer de si jolis petits carrés. Mais généralement, pour les choses qui frôlent ou dépassent la cinquantaine d'euros, je réfléchis longuement aux éventuels plans B.

Dans la gamme de ces ustensiles nouveaux qui intriguent, j'avais ouï dire qu'il existait une machine à feutrer. Bon, allez ma vieille, tu peux bien feutrer toi-même à l'eau et au savon, ou encore à l'aiguille, pas vrai ? Bien sûr. Mais voilà, cette machine qui ressemble plutôt de loin à une machine à coudre, en réalité, devrait plus s'appeler "machine à incruster" que machine à feutrer, même si forcément, en incrustant, elle feutre la matière.

Là, le terme "incrustation", bizarrement, ça me parle ... tout comme tous les mix de technique dans lesquels on retrouve des tableaux fabriqués en utilisant des appliqués, du patch, du quilt, du feutrage, de la broderie ... un peu de tout, quoi !

Puis surtout, j'ai une folle envie d'essayer des choses, mais il faut en gros que "ça aille vite". Parce que me demander de mettre deux ans pour fabriquer un panneau mural, vraiment pas mon truc. Et pour cette raison, j'ai louché vers cette machine dès que j'ai eu connaissance de son existence.

Seulement ... pour un petit appareil que vous actionnez avec le pouce, c'est déjà une centaine d'euros. Alors, une machine électrique, heuuu ... j'avais bien vu qu'il en existait entre 250 et 500 euros, mais franchement pour l'usage, et surtout sans savoir si ça fonctionnait bien et si c'était robuste, je trouvais qu'il s'agissait d'un achat cher et risqué.

J'ai attendu. Toujours peu de créations visibles sur le net, et peu de "return" quant à ces engins.

Jusqu'au jour où Joëlle a mis sa machine en vente, avec un gros lot d'aiguilles de rechange, parce qu'elle souhaitait réorienter ses loisirs autrement. Elle a accepté de m'envoyer des photos de ses créas, et de m'en dire un peu plus quant à l'utilisation de l'engin, qui était parfaitement satisfaisant. J'ai sauté sur l'occasion et lui ai racheté sa "punch machine" de type Happylock SP1100.

La voici :

J'ai testé pour vous ... la punch machine ! Acte 1

On dirait une machine à coudre, elle fonctionne sur secteur, est munie d'une pédale d'accélération comme les machines à coudre.

A la place de l'aiguille à coudre, on trouve ceci :

J'ai testé pour vous ... la punch machine ! Acte 1

Un pied muni de 5 aiguilles à feutrer, soit des aiguilles à section triangulaire et pourvues de petites aspérités, outre leur pointe particulièrement piquante. Chaque aiguille est remplaçable facilement séparément en cas de casse, c'est un plus que toutes les machines n'offrent pas.

L'embout porte aiguilles est mis à l'abris de nos doigts par un tube semi-circulaire transparent auquel est rattaché un espèce de pied de biche que l'on ne rabaisse pas par une manette mais dont la hauteur est réglable par une vis. Il n'y a pas de griffe d'entraînement, le tissu doit pouvoir bouger librement sous l'action des aiguilles.

La subtilité à ne pas perdre de vue est la suivante : lorsque vous enlevez votre pied de la pédale d'accélération, le mouvement des aiguilles ne s'arrête pas immédiatement. Il y a une décélération progressive, et les aiguilles sont particulièrement fragiles lors de ce ralentissement. Donc, dès que vous levez le pied, arrêtez de bouger le tissu, sinon vous risquez de casser une aiguille.

J'en ai cassé deux lors de mon premier essai, j'ai de suite compris pourquoi, et suis plus délicate dans mes mouvements lors de cette phase d'arrêt.

Au prochain épisode, je vous raconterai ce qu'on peut "incruster-feutrer".

Très bon dimanche à toutes !

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 06:00

Tant les costumes du Père Noël que du Grand Saint-Nicolas arborent le rouge et le blanc. Et puis sur le sapin, même si la tendance actuelle est à la fantaisie, qui n'a pas les boules rouges de son enfance en mémoire ?

Ca m'a donné envie de teindre les quelques poignées d'alpaga suri que je possédais, mais il en est seulement ressorti plutôt saumon pâle. Cette quantité étant de toute manière largement insuffisante pour filer quoi que ce soit de convenable, j'ai teint un peu d'autres fibres en saumon de même gamme, filé le beau ruban de mohair rouge pétant de mon stock, et associé les deux. et voilààààà .. à peu près 200 grammes, de quoi faire un joli petit ouvrage.

Le rouge est de saison.
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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 11:26

Non, vous n'aurez pas droit à un nouvel épisode du boulet, car Mère Monique n'a pas brodé un seul point à son napperon automnal.

Qui lui jettera la pierre ? Oooh pas moi, et vous non plus certainement.

Allez, pause. Le boulet sera pour janvier, peut-être.

De mon côté, j'ai bien occupé mes trajets voiture, mes pauses de midi, mes soirées télé.

En fait, j'ai beaucoup punché, enfin plutôt "ponchoté", car il s'agit bien de ponchos.

Pas moins de cinq ponchos multicolores pleins de peps sont sortis de mon crochet, ces dernières semaines, tous destinés à des jeunes demoiselles.

Laine Soft de chez Zeeman pour son excellent rapport qualité-prix, sa grande douceur, sa facilité d'entretien ... et ses couleurs bien vitaminées.

Modèle très simple, crocheté en rond, comme un granny traditionnel qu'on n'augmenterait qu'à deux endroits au lieu de quatre pour les carrés. : 3 brides, 1 maille en l'air, 3 brides ... et au rang suivant, 3 brides sous la maille en l'air, etc ...et à chaque moitié du cercle, 3 brides, 2 mailles en l'air, 3 brides, et au rang suivant, toujours répéter 3 brides, 2 ml 3 brides dans cet arceau-là.

Voici un petit schéma trouvé sur le net pour vous permettre de vous en fabriquer un, vous aussi. Mille excuses à la gentille personne qui l'a publié, et à qui je l'ai emprunté, je n'en connais plus la source, que j'aurais aimé citer.

Du punch  cet hiver ! et pas pour le boulet.

Et puis quelques photos valent mieux qu'un grand discours ...

Du punch  cet hiver ! et pas pour le boulet.
Du punch  cet hiver ! et pas pour le boulet.
Du punch  cet hiver ! et pas pour le boulet.
Du punch  cet hiver ! et pas pour le boulet.

Le prochain sera au tricot, je le sens bien !

A très bientôt, fidèles lectrices.

Du punch  cet hiver ! et pas pour le boulet.
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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 08:33

Vous connaissez bien sûr le feutrage de votre pull préféré parce que vous n'avez pas sélectionné le bon programme de lavage.

Ou encore les petits écussons en feutrine que l'on applique sur les vêtements pour garnir ou cacher les trous.

Mais aussi les chaussons bien chauds que l'on enfile à ses pieds, l'hiver.

Ou encore le magnifique chapeau dont vous vous parez de temps en temps.

En pratique, on a tendance à tout mettre dans le même panier, lorsqu'on parle de feutre, mais il existe bien des manières et des résultats différents.

Le feutre, c'est l'agrégation "serrée" de fibres, le plus souvent d'origine animale, pour former un tissu sans tissage.

C'est aussi l'altération d'un textile qui a été brusqué, à savoir qu'on l'a beaucoup secoué dans un liquide avec du savon en alternant l'eau chaude et l'eau froide. C'est ça qui fait feutrer vos jolis pulls, Mesdames . Ce n'est pas le chaud tout seul, non. La preuve ? pour colorer mes laines, je les fais bouillir .. en douceur ... progressivement... et je les laisse ensuite dans leur jus en évitant surtout de les plonger du bain bouillant dans de l'eau froide, car ce serait feutrage garanti.

Les textiles feutrés de cette manière servent à fabriquer des sacs, des chaussons, des chapeaux ... qui conservent la trace du tricot sous les poils de laine.

Par contre, la modiste fabriquera votre chapeau en feutre au moyen d'un cône de laine préfeutré qu'elle achètera déjà "tout fait" et coloré, et auquel elle donnera la forme qu'elle souhaite en le ramollissant au moyen de vapeur, pour le former sur un moule. Elle durcira ensuite le chapeau obtenu en le "tartinant" d'un apprêt qui devient ensuite invisible.

Les écussons et les feuilles de feutrine sont le plus souvent fabriqués, eux, à base de fibres synthétique, de manière industrielle.

On peut aussi manipuler des fibres de laine et les feutrer au moyen d'aiguilles triangulaires dont la tige est incisée à plusieurs endroits, de manière que lorsque vous relevez votre aiguille, elle entraîne avec elle des fibres de laine qui s'entremêlent ainsi.

De cette manière, on fabrique des petits objets, décorations, bijoux, voire même des personnages en trois dimensions.

Petit exemple dans cet article, ici :

Récemment, j'ai testé une autre technique de feutrage, celle qui utilise de l'eau, du savon et non pas du textile mais des fibres de laine directement.

On commence par arranger les fibres selon ce qu'on veut obtenir, en plusieurs fines couches, puis on mouille, on imbibe les fibres, et on les frotte ensuite doucement avec la main et de l'eau très chaude savonneuse. En cours de travail, on éponge beaucoup, pour enlever l'eau froide et remettre du liquide chaud, et on étire, roule, plie beaucoup son petit tissu de laine pour lui donner la forme voulue.

Il existe des tonnes de tutos et de vidéos sur le net à ce sujet .. mais lorsque j'ai essayé à la maison, au lieu d'obtenir un textile rétréci, on aurait juré que j'avais étalé de la pâte à tarte.

Ce n'était pas normal du tout .. ça m'a décidée à m'inscrire à un cours, profitant du salon creativa qui passait à Namur.

Et là, grâce aux explications ultra claires et précises de Nanou Licot, j'ai enfin compris quelles erreurs je commettais.

Nanou, elle est extraordinaire. Si toutes les personnes qui enseignent pouvaient le faire comme elles, je suis certaine que tous les élèves seraient intéressés et scotchés à leurs cours.

On ne sait jamais ... si parmi mes lectrices se trouvent des personnes belges souhaitant apprendre elles aussi, je vous donne le lien du site de cette aimable feutrière :

Je me suis bien appliquée, au salon créativa, et je suis ressortie avec ça !

Le feutrage

Fort heureuse du résultat, quelques semaines plus tard, je me suis lancée à la maison pour reproduire l'amusement.

Ces trois fleurs ont été assemblées sur une grosse épingle à kilt munie d'une plaque métallique perforée, pour devenir une broche pour châles.

Le feutrage
Le feutrage
Le feutrage
Le feutrage
Le feutrage
Le feutrage
Le feutrage
Le feutrage

Cette autre fleur est née de mes doigts ce jour-là, également. Montée en broche avec bonheur (je ne la quitte pratiquement plus !)

Le feutrage

L'idée progressant, mon amie Brigitte et moi, nous nous sommes ensuite inscrites à un nouveau cours, chez Nanou, pour fabriquer un chapeau.

Et à notre grande surprise, cela ne s'est pas avéré aussi compliqué que nous l'avions pensé. Mais il faut tout de même de l'ordre, de la méthode, beaucoup de soin et quelques heures de patience. On ne fabrique pas un chapeau, au départ de fibres de laine, en un clin d'œil.

Avant toute chose, il faut mesurer correctement la tête à laquelle il est destiné, choisir approximativement son allure générale, sa ou ses couleurs, réfléchir aux éventuels motifs à dessiner avec la laine, établir le gabarit adéquat et enfin se lancer dans la fabrication.

Je suis vraiment très fière du résultat, il est d'épaisseur égale partout, à la texture très fine mais bien serrée, très souple et bien chaud !

Le feutrage
Le feutrageLe feutrage
Le feutrage

Comme tout s'était si bien déroulé, nous nous sommes ensuite amusées, ce vendredi, à la maison, Brigitte, Francine et moi. A fabriquer des mitaines !!

Voyez la différence de taille en cours de feutrage ...

Le feutrageLe feutrageLe feutrage

Et puis ... terminées ... Francine ayant d'autres obligations ce jour-là, je n'ai pas de photos de ses mitaines brunes terminées. (couleur de ses propres moutons ! )

Brigitte a même incorporé un peu de dentelle dans les siennes.

Le feutrage
Le feutrage

Début décembre, nous irons apprendre la technique du feutre nuno.

Franchement, oui, le feutre, c'est très fun. Mais nul doute qu'il nous faudra encore beaucoup d'essais en tout genre avant de produire des choses vraiment artistiques et qui correspondent exactement à ce que nous voulons.

C'est en feutrant qu'on devient feutrière !

Bon dimanche à vous.

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 10:48

Ou que faire avec ses toisons visitées par les mites ?

Vous vous souvenez, je vous avais raconté mon horrible trouvaille dans ma caisse à toisons, il y a quelques mois d'ici. il en avait résulté de grandes cuissons-colorations de mes toisons pour cuire ces affreuses bestioles. Une fois les mèches de laine sèches, j'avais tout empaqueté soigneusement dans des sachets plastique à fermeture hermétique.

Mais voilà, il me restait d'autres toisons, de provenance un peu moins directe, et que je pensais plus industrielle et donc moins "'mitables".

C'était sans compter sur l'appétit féroce de ces bestioles. Je ne vais pas souvent dans cette caisse-là, et lors de la visite d'une nouvelle feutrière débutante, j'ai tout déballé pour lui montrer .. laine ... et nouveaux cocons de mites. Oooh, pas beaucoup, cette fois.

Mais quand même ! Donc, ces toisons aux couleurs encore naturelles sont passées à leur tour à la casserole et attendent maintenant bien sachement que j'aie envie de les carder.

Ce vendredi, Brigitte et moi, nous trifouillions gaiement dans toutes les laines de mon gigantesque stock, et ça m' a donné envie de m'occuper des premiers sachets de toison.

Hop, un peu de casserole et de teinture pour ce qui n'était pas encore coloré ..

J'ai associé du mérinos d'Arles bleu marine, à mes mèches texel turquoise, vert émeraude, et aqua, mêlé des fibres brillantes au tout, et passé à la cardeuse.

Quelques (enfin, beaucoup !) tours de rouet plus tard, me voici avec 400 grammes de fil à tricoter tweedé pas mal du tout.

Et encore, les photos - comme d'habitude - ne vous montrent pas tout ce qui brille dedans !

Cardage d'hiver - divers ...
Cardage d'hiver - divers ...
Cardage d'hiver - divers ...
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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 17:06

Chaque deuxième lundi du moins, Emmanuelle nous propose de la suivre en faisant le point de nos ouvrages qui peinent à être terminés.

Vous savez, Emmanuelle, du blog "ma petite pause" ...

Comme toujours, j'ai des tonnes de boulets à la maison, et pour changer un peu, c'est la Mère Monique qui a décidé de dépoussiérer les siens !

Lorsqu'elle a entamé la broderie (pourtant simple) de cette petite nappe à thé (quand déjà ?), elle ambitionnait de la placer sur sa table, en automne 2014.

La saison n'est pas terminée, me direz-vous ... certes .... mais c'est que l'ouvrage ne progresse point fort !

Il s'agit de quatre motifs en point de tige principalement, placés aux angles de la petite nappe carrée.

Voici son avancée :

Le boulet de la Mère Monique

Et donc, j'ai posté cet article en vue d'encourager ma co-bloggeuse de mère à poursuivre son ouvrage !

Alors, la Mère Monique, penses-tu que tu auras terminé un motif pour la session "boulet" de décembre ?

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 20:47

BELGITUDE - deuxième vague. Alors, les copinautes, vous êtes prêtes à vous pourlécher les babines ?

A la demande de la Emmanuelle Family, je vous poste ce soir la recette de la pâte à tartiner au chocolat "Mère Monique".

Exit l'huile de palme de cette délicieuse pâte à tartiner cochonnerie de "N..."

Bon, ne vous leurrez tout de même pas, bonjour les calories, on ne fait pas des bonnes choses avec du vent, n'Est-ce pas mes chéries !

INGREDIENTS :

175 grammes de chocolat le plus noir possible, coupé en petits morceaux

100 grammes de beurre non salé

1 boîte de lait concentré sucré (je pense n'avoir jamais vu que la marque Nestlé).

METHODE (Marie, au Bain !) :

placez les morceaux de chocolat et le beurre dans un poelon, que vous placez lui-même dans un récipient rempli d'eau chaude, sur votre source de chaleur.

Fouettez VIGOUREUSEMENT en même temps que le mélange beurre-choco fond.

Rajoutez ensuite le lait concentré sucré, re-fouettez VIGOUREUSEMENT de manière à rendre le mélange presque mousseux.

Mettez en pot et conservez au frigo.

Pour les inconditionnelle du goût choco-noisette, rien ne vous empêche au dernier moment d'incorporer un peu de noisette moulue pour l'effet "N...".

Bon appétit ! Vous m'en direz des nouvelles.

Le partage a toujours un goût de chocolat ... II
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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 17:09

Mais non, je ne vous parle pas de politique. Ni d'économie. Mais plutôt de laine, de tissus, de créations, de visites, de plaisirs, d'estomac, de papotes et de bien d'autres choses encore !

C'est que les relations franco-belges sont nombreuses et bien assises, j'en suis fort heureuse.

Dans notre famille, elles ont débuté avec le jumelage de Philippeville et de Saulieu (en Côte d'Or). Mes grands-parents maternels ont ainsi hébergé et appris à connaître une sympathique famille bourguignonne, les Rignault, qui avaient des enfants du même âge que ma maman.

Les "jumeaux" de départ sont presque tous décédés. La génération suivante est plus ou moins restée en contact fort lointain. Et quand j''étais adolescente, je rêvais de prolonger cette amitié à ma génération.

Malheureusement, cela n'a pas fonctionné. J'étais la seule à aimer écrire et j'ai fini par me lasser de consacrer de l'énergie à une correspondante fantôme avec laquelle j'avais si peu en commun (l'âge, uniquement ...).

Lorsque j'ai ouvert ce blog, je me suis rendue compte que le pur hasard des choses m'avait dirigée principalement vers la blogosphère française.

J'ai déjà eu le bonheur de rencontrer Claude et Mitou, de passage en Belgique.

Puis cet été, j'ai fait la connaissance en vrai de Liselle et sa famille. Liselle est filandière, crocheteuse et plein d'autres choses, mais elle ne tient pas de blog. Nous nous sommes rencontrées sur un forum dédié au filage et au tissage principalement.

Liselle étant à Montpellier, et moi dans mon petit nord, ça faisait fort loin pour se rencontrer ... jusqu'au jour où a germé l'idée de profiter d'une visite dans la famille de son époux, à Boulogne sur Mer, pour concrétiser notre envie. Que de belles choses partagées sous le doux soleil d'août !

Un peu auparavant, je m'étais rendue en Bourgogne pour faire la connaissance d'Emmanuelle et sa famille, croisée au détour des blogs. D'ailleurs, son blog, vous le connaissez sans doute ... "ma petite pause" ... C'est elle qui a proposé de partager nos "boulets", nos ouvrages pénibles à terminer, une fois par mois, pour nous encourager.

La Bourgogne se situant à une distance possible de chez nous, nous avons mis sur pied une rencontre, en Belgique cette fois.

Ce merveilleux week-end, parfaitement estival (24° dans le nord, vous vous rendez compte !?), s'est déroulé dans le plaisir des retrouvailles, le partage des derniers potins créatifs, le déballage des ouvrages en cours, dans la découverte de coins de notre région .. et aussi ... dans la dégustation de plats bien belges !

Burps ! ce lundi, j'avoue, je digère encore un peu mes excès alimentaires des jours précédents.

Nous avions prévu de goûter trois plats bien belges, tous mijotés pour m'éviter de devoir perdre trop de temps en cuisine.

Il y a le waterzooï de poulet à la gantoise, dont je ne vous communiquerai pas la recette parce qu'il s'apparente très fort à ce que vous appelez "la poule au pot". La seule différence est que les légumes sont débités en morceaux plus fins, on laisse moins de bouillon en fin de cuisson et on épaissit le jus bouillon-légumes avec de la crème fraîche et des jaunes d'œuf battus.

Et puis il y a deux autres plats que vous connaissez peut-être moins.

Alors, vous êtes prêtes à noter la recette ?

CARBONNADES FLAMANDES (c'est notre recette de famille !)

INGREDIENTS :

1 kg de carbonnades de bœuf coupées en morceaux de la taille de votre goût.

2 gros oignons

75 cl de bière de ménage brune (c'est une bière sucrée fort peu alcoolisée, buvable même par des enfants)

laurier -thym-sel-poivre-noix de muscade-3 morceaux de sucre-moutarde douce-matière grasse pour saisir la viande

une grosse poignée de raisins secs ou de pruneaux secs

PREPARATION :

- faites tremper les raisins secs dans une tasse, avec un peu de bière.

- Faites revenir les morceaux de viande dans la matière grasse. Lorsqu'ils sont saisis, réservez-les dans un autre plat.

- faites blondir les oignons préalablement hachés dans ce jus de cuisson, avec le bouquet garni, salé, poivré, et additionné d'un peu de noix de muscade râpée.

- lorsque les oignons ont blondi, mélangez-leur une grosse cuillère à soupe de moutarde DOUCE, 2 cuillères à soupe de vinaigre de vin rouge, les morceaux de sucre et versez-y le restant de la bière, mélangez.

- lorsque le mélange frémit, remettez-y la viande, additionnée d'une tranche de pain sec tartinée de moutarde douce, couvrez et laissez mijoter à feu très doux pendant au moins 45 minutes.

- en fin de cuisson, ajoutez le contenu du bol de départ (raisins bière), et refaites mijotez certainement bien un quart d'heure, en vérifiant que rien n'attache. Le cas échéant, ajoutez un peu d'eau si nécessaire ou enlevez le couvercle de la casserole pour faire réduire.

Si la préparation reste trop liquide, liez à la maizena express.

Servez ce plat traditionnel avec pommes de terre vapeur, frites ou tout autre féculent..

Et notez bien ... c'est encore meilleur réchauffé, miam !

BON APPETIT !!

Au prochain rendez-vous , je vous confierai la recette des boulets à la liégeoise, autrement nommés aussi "sauce chasseur".

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 22:46

Récemment j'ai pu admirer les créations de Marie (alias Mmm sur le forum de Tricotin) et de Midian, parues sur le forum de Tricotin, dans la rubrique "tissage".

Aaaah que c'était sympa, que ça m'a plu tout de suite, ces ouvrages-là !

En fait, les copinautes ont tissé des petits carrés au moyen d'un petit appareil vendu à cet usage, le Zoom Loom, de la firme Schacht.

Lesquels petits carrés ont été ensuite assemblés pour former de ravissantes écharpes, bravo à elles.

je ne cède pas facilement à l'appel de la technologie et du gadgetisme, mais parfois, les petits cris des petits objets sont les plus forts et je craque honteusement.

Cricriiii viens me chercher ! Cricriiii je m'ennuie bien loin tout seul dans ma boîte ! viens jouer avec moi ... snifff snifff sniff ... et là, paf ! d'un coup je suis cuite.

Et j'ai acquis l'appareil en question, qui est arrivé hier par la poste.

Fallait bien que je déballe et que je teste, malgré que j'avais promis de ne pas me lancer dans de nouveaux encours ! Z'êtes bien d'accord avec moi, les copinautes ? Quand on achète quelque chose, vaut mieux vérifier rapidement que tout est normal, quand même ?!

Aussitôt dit aussitôt fait, bien sûr.

Le premier essai avec un de mes fils "filés main" fort fin ne s'est pas révélé fort concluant. Certes le tissage est solide et a de la tenue, mais vraiment, je trouve ce fil fin et irrégulier vraiment pas top pour cet usage. Dommage, les couleurs étaient sympa.

Zoom loom,  vous connaissez ?

et tant qu'à faire, autant vous montrer le petit métier à tisser en question :

Zoom loom,  vous connaissez ?

C'est petit, ça se manipule facilement, le mode d'emploi est très clair même sans comprendre l'anglais grâce aux schémas en couleur fort bien faits.

J'ai ensuite testé avec une pelote de fin fil chaussette, du cablenyl que j'avais reteint.

Zoom loom,  vous connaissez ?

Aaah ça va déjà mieux.

Délicieux mari, décidément toujours aussi obnubilé par les grands projets, n'a pas manqué de me lacher qu'une mosaïque de petits carrés multicolores bien assemblés pourrait faire un magnifique panneau mural pour notre chambre ... ben oui ... rien que ça ... combien de centaines seront nécessaires ? Je ne veux même pas y songer.

Alors quant à savoir ce que deviendront mes petits carrés fabriqués pour l'exercice , on verra ... pour l'heure, d'autres projets se profilent à l'horizon. A chacun son tour !

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 22:18

Les formules s'ennuyaient, les phrases somnolaient. Depuis si lontemps déjà, l'existence s'était révélée d'un ennui, mais alors là, d'un ennui ... carrément mortel.

Elles qui avaient tellement voyagé par le passé, qui avaient connu des heures glorieuses à être compulsées par de savants hommes de métiers, par tant d'étudiants appliqués ! Les voilà doucement promues à l'auto-destruction, à moins de finir sous les dents d'un rongeur égaré.

Il était si loin, le bon temps ... tout ce savoir s'était un beau jour retrouvé imprimé en un traité d'électricité industrielle, à Philadelphia, en 1944.

Tout ce savoir avait ensuite beaucoup voyagé, beaucoup servi ... la dernière annotation estudiantine date de 1947, sur les bancs d'une école supérieure bruxelloise.

Philadelphia-Bruxelles, c'est un beau parcours, quand même ! Je n'en saurai pas plus.

Et puis après ? Rien. Les formules furent remisées, sans doute en caisses, dans un coin de grenier. La caisse elle-même fut déplacée à de nombreuses reprises dans divers domiciles, sans que personne se penche jamais sur son contenu.

Jusqu'à ce que quelqu'un décide de se débarrasser de ces vieux livres obsolètes, et refile la caisse à un amoureux des vieilleries et de la science.

L'amoureux huma le vieux papier, jeta un œil curieux et intéressé sur le contenu des vieux ouvrages, puis les oublia à son tour, mais cette fois, dans sa cave.

Entretemps, une personne est passée dans la cave, à son tour, elle a reniflé touché palpé, lu un peu de ces bouquins, et a jeté son dévolu sur celui-là, précisément.

Bah, un traité d'électricité, industrielle et en anglais en plus, ça n'intéressera pas mon mari, et puis s'il a remis les bouquins à cet endroit, c'est qu'il a vu et pris ce qui l'intéressait.

La femme profite de son incursion à la cave pour visiter l'atelier du mari, elle remonte au passage, outre le vieux traité, un cutter, une bonne latte bien graduée, un tube de colle et un pot de vernis pour bricolages enfantins.

Elle s'installe alors confortablement, s'applique à tracer de beaux triangles isocèles au hasard de quelques pages qu'elle déchire et découpe ensuite au cutter, creusant par la même occasion de profondes lanières dans l'épaisse couverture du vieil ouvrage.

Tiens, maintenant, la voilà qui roule plusieurs épaisseurs de ces fins triangles autour d'un cure-dent, et qu'elle les colle et les vernis ...

Quelle drôle d'idée !

Le mari, revenu entretemps du travail, voyant l'affaire, se précipite sur le livre, et d'un air profondément navré, verse une larme sur le (petit) saccage. Ooooh ma fée, il était tellement bien écrit, tellement bien conçu, ce livre, pourquoi avoir choisi celui-là ?

Le hasard, mon ami, le hasard, tout simplement.

Subitement, il se ravise et sourit. Finalement, c'est une bonne chose. Songe, ma fée, à la belle action que tu viens d'accomplir ! Ces merveilleuses formules, ces belles phrases, en les emprisonnant sous cette forme, tu les as sauvées du néant, tu leur ouvres la porte de la liberté, elles vont se remettre à voyager, accrochées au cou d'une Belle ..

Et qui sait, où et quand ? Peut-être qu'un jour, lorsque le support papier aura disparu depuis bien bien longtemps, en ouvrant une tombe, un archéologue des temps modernes aura-t-il la surprise de découvrir ces morceaux de passé, de les dérouler et de les analyser ...

Sourire, je n'y crois guère, tout ceci n'est qu'éphémère, pour le plaisir de la création, sans autre arrière-pensée.

Il était une fois la science ou une histoire de perles voyageuses
Il était une fois la science ou une histoire de perles voyageusesIl était une fois la science ou une histoire de perles voyageuses
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