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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 08:19

J'ai récemment filé une affreuse toison de mouton Jacob (pour rappel, mouton allemand à la toison tricolore par taches, brun foncé, crème et gris), que j'avais cardée tant bien que mal, remplie de bouboules et de surcoupes, et qui théoriquement aurait mieux convenu à des travaux de feutrage qu'à du filage.

J'ai retordu le fil obtenu avec un brin de lurex argent et le résultat m'a enchantée.

Du coup, j'en ai fait un col cheminée au tricot, garni d'une fleur au crochet. (150 grammes de laines utilisés).

Il me reste encore 150 grammes, faudrait bien que j'aie le courage d'en refiler une belle quantité, ça vaudrait la peine de me faire un gilet de la même manière.

Les cols cheminée sont à la mode
Les cols cheminée sont à la mode
Les cols cheminée sont à la mode

Curieusement, c'est une laine qui sent très mauvais lorsqu'elle est mouillée, première fois que je rencontre ce phénomène à ce point. Et le produit lessive n'y change rien.

Je reconnais que ce n'est pas ultra doux, mais si vous n'êtes pas allergique au côté un peu piquant de la laine de mouton, c'est parfaitement portable sans se gratter au bout de la journée (sisi, j'ai testé !).

Affaire à suivre, donc.

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 18:23

Bien des personnes, lorsqu'elles ont envie d'essayer de filer, n'ont pas pour autant envie de dépenser de suite de grosses sommes d'argent.

Tout d'abord parce qu'on ne sait pas tout de suite si on va aimer ça.

Ensuite, parce que l'investissement est de taille. Un rouet neuf sans aucun accessoires oscille entre 259 et 1100 euros ! Ne parlons pas de la cardeuse (minimum 300 euros), d'une planche à mélanger, de cardes à main, etc etc etc ...

Et ce n'est pas qu'une histoire d'avoir envie ou non de dépenser des petits sousous, mais aussi de les avoir, tout simplement.

Certaines fileuses croisées sur le net ont galéré plusieurs années avec leur rouet de récup un brin pénible, et sans accessoires, avant de s'offrir petit à petit ce qui leur faisait vraiment envie.

Et ces personnes, bien plus nombreuses qu'on le pense, font souvent montre d'ingéniosité pour se dépanner à la "Mc Gyver".

J'ai piqué certaines astuces à ces personnes, j'en ai trouvé d'autres toute seule.

La première astuce, en attendant qu'une cardeuse d'occasion daigne pointer le bout du museau, fut de demander à Délicieux Mari de me fabriquer des peignes à écharpiller.

Il a planté trois rangées de grands clous, genre pointe de Paris, dans un long bout de bois, que je fixe à ma table via deux vieux serre-joints bien utiles.

J'acroche les mèches de toison brute, et je tire. Cela ouvre les fibre, permet aux pointes souvent collées de se démêler, et aux fibres trop courtes de rester accrochées. De cette manière, je les récupère, et je les mets de côté pour le compost.

Evidemment de cette manière, cela me prenait pas mal de temps, je perdais beaucoup de matière et le travail de filage restait malgré tout difficile. Mais ce fut jouable ! Bien plus qu'en aérant les mèches de mouton à la main comme je le faisais au tout début.

Ensuite, toujours en potassant sur le net, j'ai réalisé qu'il y avait moyen d'acquérir (malheureusement rien qu'aux Etats Unis, pas très pratique) du tapis de cardeuse, à un prix correct, et que l'on pouvait aussi travailler la fibre en fixant ce tapis de cardes sur une planche.

J'ai donc passé commande.

Mais voilà, entretemps, une cardeuse d'occasion a pointé le bout du museau ! Et c'est tellement rare que - tant pis pour le "double emploi" avec la commande de tapis de carde étazunien, j'ai saisi l'occasion.

Finalement, à l'usage, les trois ustensiles sont parfaitement complémentaires, je ne regrette rien.

Le Lazy Kate de la débrouille
Le Lazy Kate de la débrouille
Le Lazy Kate de la débrouille
Le Lazy Kate de la débrouille

Un autre de mes problèmes est que mon rouet, pas "top", basique et bruyant, mais qui fonctionne correctement, est un rouet "produit blanc" à savoir qu'il n'est pas estampillé, et ne porte aucune marque de fabrication. Or, il n'a qu'une seule bobine, enfer et damnation.

Et comme vous vous en doutez, il en va pour les rouets comme pour les chargeurs de gsm, chaque fabricant a ses petites manies et ses dimensions particulières. Difficile donc, de dire, sans les avoir en main pour comparer, si les bobines d'un Louët, ou d'un Ashford, ou d'un Kromski, ou d'un Majacraft (et la liste des fabricants de rouets ne s'arrête pas là !), seraient compatibles avec mon engin.

Du coup, si je veux faire un fil "2 ply", je dois retordre mon fil d'origine, ce qui est difficile à réaliser lorsqu'on démarre en même temps avec le fil intérieur et le fil extérieur d'une même pelote. Tout finit par s'emmêler et je jure beaucoup malgré ma grande patience.

Hier, j'ai eu une idée de génie.

L'engin qui permet d'aligner les bobines près de soi pour effectuer le retors s'appelle un "lazy Kate" ou encore un cantre. Le plus souvent, il s'agit d'un support en bois duquel émergent des tiges métalliques, placées soit verticalement, soit horizontalement, sur lesquelles on place les bobines remplies de fil que l'on vient de filer.

Cela évite que les fils s'embrouillent, c'est vachement pratique.

Mais voilà, à quoi me servirait d'acquérir un lazy Kate puisque je ne possède qu'une bobine ? Pas grave, on va un peu tricher.

Mes alliés sont le bobinoir pour machine à tricoter, la balance de ménage, quelques centres cartonnés de rouleaux de papier wc, une paire d'aiguilles à tricoter et une boîte à chaussures.

Une fois le fil correctement filé, j'enlève la courroie du rouet pour éviter les frottements inutiles, j'enfile le bout de mon fil sur le bobinoir et je bobine.

Préalablement, j'ai glissé sur le centre du bobinoir un rouleau carton papier wc que j'ai fendu pour l'ajuster, et je bobine là-dessus.

Cette pièce en carton pèse exactement 5 grammes.

Lorsque ma bobine est formée et que mon rouet est libéré, j'ôte la bobine du bobinoir en prenant soin d'emporter en même temps le centre en carton.

Je replace le fil extérieur de ma bobine sur le bobinoir et je bobine une "seconde"' bobine, en vérifiant régulièrement au moyen de la balance de ménage, qu'il me reste bien la moitié sur la première bobine. Sans oublier bien sûr de tenir compte des 5 grammes du carton.

Lorsque je suis arrivée à deux bobines de poids à peu près identitques, j'arrête et je coupe le fil.

Ensuite, je prends une boîte à chaussures vides, je lui enlève son couvercle qui ne m'est pas utile, je pratique une fente verticale de quelques centimètres de chaque côté de la boite.

J'enfile le centre en carton de ma première bobine sur une aiguille à tricoter, et je place l'aiguille à tricoter horizontalement, en la faisant tenir grâce aux fentes de la boîte.

Je place dans cette boîte ma deuxième bobine, celle qui n'a pas de centre en carton.

Il ne me reste plus qu'à prendre ensemble le fil extérieur de la bobine qui se trouve sur l'aiguille à tricoter, et le fil intérieur de la bobine posée à côté, de les nouer au fil d'amorce de mon rouet, et de pédaler dans le sens contraire du filage, pour effectuer mon retors !!

Et ça fonctionne très bien , je vous jure !

Le Lazy Kate de la débrouille
Le Lazy Kate de la débrouille
Le Lazy Kate de la débrouille

Les prochaines astuces consisteront à vous montrer comment dompter un rouet trop fougueux.

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 19:50

Je suis très fière de vous annoncer la naissance de mes deux premières pelotes de fil dentelle, filé par mes soins, au départ des toisons de moutons locaux que j'ai reçues, lavées, triées, teintées et cardées.

Elles m'ont demandé beaucoup d'heures de travail, la laine n'en sera sans doute jamais moelleuse et douce, mais j'en suis très fière.

Mon premier fil "lace" fait maison !
Mon premier fil "lace" fait maison !
Mon premier fil "lace" fait maison !

Une fois les fibres cardées, et filées, j'ai mis le contenu de la bobine de mon rouet sur l'échevedaudoir, de manière à pouvoir laver les deux écheveaux ainsi obtenus (respectivement 250 et 196 mètres), les "claquer" violemment sur ma table de jardin pour en étendre la fibre au maximum, et les faire sécher avec du lest pour les détordre/

Restait à décider ce que j'allais en faire. J'ai remarqué que bon nombre de fileuses sont atteintes d'une drôle de maladie, qui les lie de grande affection avec leurs écheveaux, et qui les empêche à jamais de trouver le projet suffisamment parfait à leurs yeux pour transformer le fruit de leur long labeur en quelque chose de terminé et de portable.

Personnellement, c'est exact que j'ai du plaisir à filer. Mais j'aime aussi concrétiser.

Et j'ai pensé qu'il me faudrait quelque chose de modulable selon la longueur de fil qui resterait, quelque chose de pratique à utiliser pour moi, facile à faire pour aller vite car je suis une grande pressée.

Du coup, ce fut évident, c'est le modèle de châle "Aline" (de Syl Caron, disponible sur ravelry) qui convenait le mieux à mon projet. Ce n'est pas mon modèle préféré, mais la répétition de deux rangs différents me permettait de travailler facilement mes deux pelotes en alternance.

Là où j'ai beaucoup moins rigolé, c'est lorsque j'ai voulu agrandir un peu le châle que je jugeais trop petit. Mais voilà, plus aucune fibre 'du pays" prête ni teintée, et même en en préparant à nouveau, aucune garantie de retrouver des couleurs convenant au projet (eh oui, les colorants alimentaires, c'est parfois assez aléatoire comme résultat).

Du coup, j'ai prélevé quelques morceaux de ruban de laines en stock que j'ai passés à la cardeuse, en m'étonnant toutefois de la piètre qualité de l'ensemble, encore bien pire que mon mouton local !

Mon premier fil "lace" fait maison !
Mon premier fil "lace" fait maison !
Mon premier fil "lace" fait maison !

Les deux petits rouleaux que vous voyez, là, en orange, sont juste bons à être feutrés, c'est tout dire de la moche qualité...

J'ai tout de même pu trouver des parties de meilleure qualité dans les dégradés de vert et bleu, pour faire la bordure de mon châle/

Mon premier fil "lace" fait maison !

Je ne vous fais pas languir plus longtemps, le voilà, ce premier châle entièrement fait maison.

Mon premier fil "lace" fait maison !
Mon premier fil "lace" fait maison !
Mon premier fil "lace" fait maison !

Et pour la route, chose promise, chose due, voici les photos du châle d'Emmanuelle, porté.

Mon premier fil "lace" fait maison !
Mon premier fil "lace" fait maison !

Pas à dire, c'est du grand art, autre chose que mes trucs "bohème" au crochet.

Très bon dimanche à toutes, je ne vous enverrai pas de soleil ce jour.

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 19:37

Pour une fois, ce n'est pas moi qui l'ai dit. C'est la Mère Monique, oui, elle qui a pourtant toujours trop chaud.

Comme elle avait bien aimé l'écharpe "supporter de foot" rouge et blanche réalisée pour ma collègue Martine, que je vous ai montrée il y a peu, je lui ai réalisé une écharpe sur le même principe.

Mais nettement moins chaude et moins volumineuse. Dans les couleurs qu'elle affectionne, en violet avec du "qui brille", bien sûr.

Et elle a même accepté de prendre la pose rien que pour vos yeux, vous rendez-vous compte de votre chance ?

Vite ! Faut penser à se cacher le cou des premiers frissons.

La particularité de cette écharpe très simple à réaliser est qu'après la réalisation de la première "feuille", vous ne travaillez plus qu'une maille sur deux, en côtes, sur environ 8 cm de haut, puis vous reprenez les mailles laissées en attente avec une autre paire d'aiguilles, pour les tricoter de la même manière, et au bout des 8 cm, vous retricotez toutes les mailles ensemble. Cela a pour effet de créer un "couloir" en côtes, dans lequel passer l'autre bout de l'écharpe.

Sympa, le système, j'avoue !

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 19:11

Il y a quelques temps déjà, en remerciement d'un service "couture", Emmanuelle m'a demandé ce qui me ferait plaisir en échange. Très égoïstement, et sans beaucoup réfléchir au nombre d'heures de travail que cela lui occasionnerait, j'ai répondu "un petit châle en tricot dentelle". A ma décharge, lorsque j'ai laché ça, j'ignorais qu'elle avait repris des fonctions professionnelles à temps plein. Si je l'avais su, au grand jamais je n'aurais demandé pareille chose !

Pourquoi un châle alors que mes armoires en débordent ? Parce que hiver comme été, j'ai toujours un ou plusieurs châles à portée de main, je suis frileuse, j'adore cette manière de me tenir chaud, de cocooner.

Et puis aussi parce que je n'ai jamais osé me lancer dans du tricot dentelle, et que j'éprouve une profonde nostalgie à la pensée de ce que ma "bonne-maman" me réalisait patiemment.

Ce qu'elle aimait nous tricoter par dessus tout, c'était de la dentelle, en fil tout fin, aiguilles 2, sous forme de gilets encolure V ultra classiques, dans des coloris certes jamais fun (blanc ou beige, pour que ce soit plus facilement visible pour elle) ...; mais chacun d'entre eux était une oeuvre d'art à lui tout seul. Et jusqu'il y a peu d'années, jamais je n'ai croisé quiconque qui portait sur soi un véritable tricot fait main en dentelle, tel qu'elle les faisait, avec des finitions parfaites dans leurs moindres détails.

Elle m'a bien transmis les rudiments du tricot, mais ça s'est arrêté là, elle ne devait pas vraiment avoir l'âme d'une enseignante, sans doute.

Quant à mon autre "bonne-maman", elle faisait encore plus fort à mes yeux, elle réalisait carrément des nappes et des napperons en tricot d'art ... mais elle ne m'en a rien appris, pas de chance.

Et du coup, la Mère Monique peut en témoigner, ça fait des années que je ronge mon frein en me demandant si je serais capable moi aussi, de faire des tricots dentelle. A la différence près que ce que je voudrais réaliser, c'est un mix de mes deux "bonnes-maman", à savoir du tricot d'art, certes, mais en châle, sourire.

Eh bien, Emmanuelle a réalisé ce rêve pour moi. afin de me motiver davantage, de chuchoter à mes oreilles : "allez, la fée, tu sais, ce n'est pas si difficile, essaie au moins de comprendre un diagramme, ose te lancer".

Elle m'a envoyé une drôle d'enveloppe au contenu souple, qui une fois déplié, s'est avéré être un "ishbel shawlette" tricoté avec affection, en une superbe laine Rowan aux coloris dégradés ni rouges, ni roses, ni mauves mais un peu tout cela à la fois. Une petite merveille de douceur comme je les aime.

Et sans le savoir, exactement dans les couleurs que j'aime. Heuuu, la preuve ? même sans faire d'inventaire d'armoire, rien que sur le coffre de l'entrée, il y a déjà trois petits châles dans ces coloris. Rhaaaaaah , c'est addictif, je ne PEUX PAS résister !!!!

Dans son enveloppe, elle me précisait toutefois que, bien que suffisamment experte pour réaliser ce que le diagramme lui indiquait, n'ayant jamais réalisé ce genre de chose pour elle, elle ne savait pas exactement comment mettre "la chose" en musique. Comprenez "en forme". Certes, il y a intérêt à se pencher sérieusement sur le problème.

Mon premier réflexe fut de tester le rang de fermeture, exécuté de manière traditionnelle, à savoir comme pour un vêtement. Ouille.

Mon second fut d'aller voir sur le net à quoi ressemblait le Ishbel, une fois bloqué.

Re-ouille. Pour mettre en valeur le motif en dentelle, il faut tirer dessus un maximum, ce qui implique d'avoir un rang de fermeture vraiment très très souple.

J'ai refait ce rang cet après-midi, avec un peu de filé main de la même couleur (mais malheureusement pas de la même texture), ai lavé le châle dans une petite savonnée, l'ai grossièrement essoré à la main, fait pendre au fil pour égoutter un peu tout de même.

Et puis, n'ayant aucun kit de blocage, j'ai sorti ma planche en frigolite servant à mettre les napperons au crochet en forme, et ai réfléchi.

Vu la forme et la taille, impossible de bloquer tout le châle entièrement étalé, il me faudrait une plaque d'une dimension qui n'existe pas. Qu'importe ! Je l'ai plié en deux, le long de l'arrête de poisson des augmentations centrales, et j'ai épinglé.

J'en connais une qui ne va pas en revenir quand elle découvrira son oeuvre ainsi épinglée !

Admirez plutôt.

ISHBEL SHAWLETTE
ISHBEL SHAWLETTE
ISHBEL SHAWLETTE

Et maintenant, voici la bête entièrement épinglée en double épaisseur, qui sèche à son aise. Et promis juré, vous aurez une photo du châle sec sur mes épaules.

ISHBEL SHAWLETTE

Faudra juste un peu de patience.

Emmanuelle ? Merciiiiii !

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 09:21

Non seulement je devais publier mon article hier, mais en plus, j'ose tout : j'ai décidé de changer de boulet ! Enfin, ça, ce n'est pas un problème, j'en ai tellement, des boulets à faire progresser ...

L'étole fine au crochet, supposée être mon boulet de septembre à octobre fut en réalité mon futur poncho en laine filée main.

En apprenant à préparer de la toison brute de mouton, et à la filer, en août dernier, j'avais conçu le projet de transformer cette laine petit à petit en un vêtement portable.

Mais voilà, le premier hic fut celui-ci : lorsqu'on est débutante, il est très difficile de parvenir à filer plusieurs bobines de fil d'égale épaisseur. Inutile, donc, de penser à faire un pull.

Je me suis plutôt tournée vers un ouvrage évolutif. Pourquoi ne pas faire des carrés au tricot, à assembler ensuite selon le nombre dont j'en disposerais ?

Ben, à la cadence de tortue à laquelle j'avance, pour sûr, ça ne sera pas un couvre-lit !

Mais à bien y réfléchir, un poncho constitué de deux bandes rectangulaires, elles-même faites de carrés diférents, ça, ça me paraissait hautement faisable.

Du coup, je me suis mise à tricoter et puis à teindre mes petits carrés. Pas tous de la même taille, ce sera un casse tête de les assembler.

Et je me suis jurée que je porterais ce poncho cet automne.

C'est pour cette raison que cet ouvrage est devenu mon boulet, car je vois l'automne avancer et comme d'habitude, je n'ai pas pu m'empêcher d'entamer trente-six autres ouvrages en même temps.

C'est pourquoi je viens chercher la motivation près de vous toutes, car je ne suis pourtant pas loin du but : sur les trente carrés nécessaires, il ne m'en manque que cinq, ce n'est pas grand chose, quand même ?

Le boulet, ouille, je rends ma copie en retard !
Le boulet, ouille, je rends ma copie en retard !

Je compte faire un pan du poncho majoritaire rose-orangé, et l'autre pan majoritaire vert-bleu.

Cette fois, je promets solennellement que le prochain rendez-vous du boulet vous permettra de voir le poncho sur moi.

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 19:27

Une fois que vous maîtrisez the bête, à savoir votre rouet, vous parvenez (aisément ? c'est peut-être beaucoup dire) petit à petit à filer des fils de plus en plus réguliers et de plus en plus fins.

Ces fils fins, si vous les laissez ainsi, s'appellent des fils "célibataires" ou encore "1 ply". Le hic, c'est qu'ils risquent d'être plus fragiles et qu'ils ne sont adaptés qu'à des travaux de dentelle.

Si vous voulez vous fabriquer du fil qui soit à la fois joli et solide, le mieux est de filer fin, et de retordre ensuite le fil par deux ou par trois brins.

Si vous n'êtes pas équipée d'un cantre (appelé encore lazy kate) sur lequel enfiler vos multiples bobines, pour réaliser ce retors, bonjour, c'est totale galère.

Mais !! Il existe une technique permettant de retordre le fil en trois brins avec une seule pelote d'origine, en formant une boucle de départ dans laquelle on tire le fil, et ainsi de suite, comme si vous formiez une chaînette géante au crochet mais avec vos doigts et sans crochet, le tout en pédalant très lentement, pour ne pas trop retordre.

Il existe de nombreuses vidéos très claires de cette technique, sur youtube, et je ne m'étendrai pas plus à ce sujet. Simplement, sachez que si vous savez crocheter, vous comprendrez tout de suite en quoi consiste ce fameux retors navajo qui effraie tant les fileuses, et qui pourtant est tellement simple.

Le résultat :

Un peu de technique : RETORS NAVAJO

Ne disposant que de 20 grammes de laine, j'ai transformé mon essai navajo en un carré supplémentaire pour mon boulet "poncho".

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 15:26

Je ne parle pas ici de jolies cartes que l'on retrouve parfois dans sa boîte aux lettres lorsque les amis vont en vacances.

Je voudrais plutôt vous entrenir des incertitudes des achats "internet".

Il y a quelques temps d'ici, sur le forum du filage, un des membres revendait sa cardeuse d'occasion. Je plonge sur l'affaire, d'autant plus que l'engin se trouvait en Belgique, et je rencontre la venderesse à l'occasion du paiement et de l'enlèvement de l'objet.

Ooh, mes problèmes n'ont rien à voir avec ladite cardeuse. Je réalise là une excellente opération, l'engin d'excellente qualité étant à l'état quasi neuf.

Mais l'aimable personne et moi lions connaissance, échangeons nos tuyaux en matière de filage, tâtons diverses matières et causons beaucoup. Elle me montre par la même occasion des tas de fibres très belles et très douces, qu'elle a achetées sous forme de rubans peignés chez un fournisseur anglais que j'ai repéré sur le net mais jamais expérimenté jusqu'à ce moment.

Et elle m'explique aussi qu'habitant en appartement, elle ne dispose ni de toisons gratuites, ni de place pour le traitement et le stockage de ce genre de chose ûante et encombrante. Pour cette raison, et vu aussi la faible différence de prix entre la toison et le ruban peigné, elle ne se sert plus de sa cardeuse et a décidé de la revendre.

De plus en plus tentée, je me décide à commander à mon tour chez ce fournisseur anglais. Avec un peu de mécontentement, quand je m'aperçois à quel point ce qu'elle m'a dit est vrai ! Entre 100 grammes d'une chose appelée "toison", et 100 grammes de la même chose sous forme de ruban prêt à filer, il n'y a parfois pas plus de 30 cents de diférence.

Ayant acheté la cardeuse, je me suis toutefois sentie obligée de la rentabiliser et ai donc acquis, outre un gentil ruban peigné de Polwarth (non mais quand même, les filles, faut savoir se faire plaisir), environ 300 grammes de toison de Polwarth (mouton australien à la laine ultra fine ultradouce, proche du mérinos mais nettement moins cher), mais aussi 300 grammes de toison de mouton Jacob (mouton allemand qui a deux paires de cornes et une toison multicolore).

Cette toison multicolore m'intriguait et me faisait fortement envie ...

Une fois mon colis arrivé (mis sous vide, tout a gonflé lorsque j'ai ouvert les sachets, rigolot !), j'ai fourré les doigts dans la toison jacob avec intérêt pour les ressortir de suite un peu intriguée. Quasi pas de fibres longues, beaucoup de recoupes, de fibres trop courtes, de boulette de fibres ... en clair, on aurait dit que je n'avais reçu que des parties de la toison dont on ne se sert habituellement pas pour le filage, que les choses bonnes pour le rembourrage, le feutrage ... ou le compost.

Vous auriez dû voir ma trombine !!! D'accord, la déconvenue ne me coûtait que quelques euros, mais tout de même, moi qui m'en faisait une fête !

En pratique, j'aurais dû m'en douter. Sans doute la firme utilise-t-elle les plus belles parties des toisons pour fabriquer ses rubans peignés prêts au filage. Et le surplus est revendu pour d'autres activités artistiques pouvant aimer la laine : rembourrage de poupées, feutrage ...

C'est probablement aussi pour cette raison, même si ce ne fut pas clairement évoqué, que la dame revendait sa cardeuse et n'achetait plus QUE du ruban peigné ... sourire. Sans doute aura-t-elle galéré elle aussi.

J'ai bien essayé de trier, mais au final, cela équivalait à jeter presque tout, ce qui me faisait mal au ventre. Du coup , j'ai tenté le tout pour le tout, j'ai écharpillé grossièrement mes fibres en prenant soin de n'éliminer que les brindilles et les insectes et de conserver tout ce qui habituellement ne se file pas, j'ai ensuite passé à la cardeuse, en aplatissant entre les tours, avec ma brosse à chien en plus.

J'ai obtenu une épaisse nappe couleur poivre et sel, avec des petits passages plus sombres ou plus clairs selon les endroits, et remplie de bouboules de laine.

Et j'ai filé un fil pas trop serré très très irrégulier, que j'ai ensuite retordu avec du lurex argent. Au final, c'est très amusant à réaliser et ça donne très bien au tricot.

Les surprises de la correspondanceLes surprises de la correspondance
Les surprises de la correspondanceLes surprises de la correspondance

Résultat : un filage "éclair"qui date de ce matin, environ 125 mètres pour 80 grammes de laine. Il me reste un peu plus de 200 grammes de cette curieuse toison, que je traiterai de la même manière pour me fabriquer un col d'hiver et peut-être des mitaines.

Les surprises de la correspondance
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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 14:18

Une grande envie de couleur a poussé en moi. Ca me prend régulièrement, c'est ainsi.

Et comme je suis assez en mode filage, en ce moment, j'ai pensé que ce serait l'occasion de poursuivre mon expérimentation en cette matière.

Une idée me taraude souvent l'esprit : comment faire pour obtenir un fil dégradé ? Si vous teignez l'écheveau, rien à faire, c'est un peu comme le fil chaussettes, il y a des séquences répétitives, même s'il ne s'agit pas de parfaites rayures.

J'ai pensé que pour y arriver, ce serait bien de partir de la fibre de base colorée. J'ai donc d'abord trié de la toison prélavée, en ai pesé environ 50 grammes, l'ai relavée puis l'ai teintée ( plusieurs mélanges différents dans plusieurs potiquets différents).

Une fois les mèches sèches, je les ai cardées en plusieurs fines nappes, de manière à obtenir des coloris dégradés qui peuvent relativement se fondre.

La première nappe fut presque entièrement mauve.

La seconde fut à moitié mauve, à moitié orangée

La troisième fut majoritairement orangée.

Le tout formait une quantité de matière d'un peu moins de 60 grammes, prêt à filer.

Voici les mèches suivantes, prêtes au cardage pour les 50 grammes suivants.
Voici les mèches suivantes, prêtes au cardage pour les 50 grammes suivants.

Voici les mèches suivantes, prêtes au cardage pour les 50 grammes suivants.

Et voici la dernière nappe des premiers 50 grammes, roulée prête à l'emploi.

Et voici la dernière nappe des premiers 50 grammes, roulée prête à l'emploi.

Pour le filage, j'ai placé la courroie de mon rouet sur la plus petite gorge de la bobine, celle qui a le plus grand ratio et qui est donc supposée tourner plus rapidement. Et j'ai serré la gorge en cuir qui enserre l'épinglier un maximum, de manière à ce que l'épinglier tourne le moins vite possible. C'est à dire que plus l'épinglier tourne vite, plus le fil est tournicoté, ce qui n'est pas bon si vous voulez conserver votre fil ensuite en "1 ply", c'est à dire de manière "célibataire".

J'ai cru comprendre que cette manière de faire est la meilleure pour obtenir un fil dentelle non retordu.

Allez, on se lance ? Je me suis concentrée sur un pédalage le plus lent possible, de manière à bien maitriser la faible quantité de matière à donner à manger au rouet.

Résultat : environ 250 mètres de fil pour un poids de environ 60 grammes.

Mon premier fil dentelle !

Spiderman ?

Il me reste à carder et filer les mèches nouvellement teintes, de manière à pouvoir me faire un petit chèche par exemple.

Ces derniers temps, la modestie ne m'étouffe pas, mais comprenez bien, quand on sait comment j'ai galéré pour parvenir à filer correctement, et sachant que je n'ai utilisé que de la toison de moutons viandeux, très quelconque et pas facile à traiter pour une débutante comme moi, là, vraiment, j'ai l'impression d'être la soeur de Spiderman !

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 14:15

Non ! La Mère Daniel !

Comme promis, voici une photo de mon aimable collègue Martine, qui a revêtu pour l'occasion, son nouveau bonnet de lutin aux couleurs de son club de foot préféré, accompagné d'une petite écharpe croisée assortie.

Les deux ont eu beaucoup de succès au bureau, et je pense bien me tricoter un bonnet de lutin, pour moi aussi.

Merci, Martine, pour la pose.

La Mère Noël ?
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